Évolution de l'habitat

Phase ancienne






limite sud de la fouille,
les trous de poteaux sont
datés de l'âge du Bronze.
cliquer sur l'image pour voir
le mobilier céramique associé à l'habitat de l'âge du Bronze.



  • Sans que l'on puisse établir un lien entre les premières traces d'utilisation du plateau et sa véritable occupation, à partir du 6ème -5ème siècle avant notre ère, il faut mentionner les découvertes sporadiques de haches polies, d'outils en silex découverts lors des décapages.


  • Par contre, à partir de 1900 à 1800 av. J.C., un premier habitat s'installe sur la hauteur, au sud et en bordure de la zone fouillée.


  • Actuellement, une série de gros trous de poteaux à livrée des fragments de vases bien datés du l'âge du bronze mais l'extension de la fouille vers cette zone n'est pas à l'ordre du jour.
Phase A


phase

La première phase d'installation humaine véritablement identifiée par des structures se situe au tout début de La Tène ancienne, entre le VI e et V e siècle avant notre ère.

Elle se caractérise par la création d'un enclos limité par un petit fossé , profond de 0,80mètre à 1,20 mètre, de forme sub - circulaire, associé à un talus aujourd'hui disparu. Ces limites n'ont rien de défensif, l'entrée orientée vers le nord est marquée par une interruption du fossé. La céramique   -1-   est caractéristique du mobilier issu de fossé et doit être datée de la transition 1er- 2ème âge du Fer.

Ce premier habitat contemporain de la stèle funéraire découverte sur le site reste mal défini : Les aménagements ultérieurs occultent des structures et il reste encore une zone à étudier au nord est du site.

Cependant, on retrouve quatre structures excavées en position périphérique. Ces «souterrains» sont des structures de stockage bien connues en Armorique au début du second âge du Fer. Le mobilier provient exceptionnellement des salles souterraines, c'est le cas dans le souterrain    -2a-     -2b-     -2c-   ; Deux petits gobelets se trouvaient dans un vase découvert en place dans une salle.

Plus souvent, c'est le comblement des puits d'accès, qui fournit un mobilier parfois important. La petite fibule en fer découverte à la base d'un puits d'accès, associée à une grande quantité de céramiques   -3a-     -3b-     -3c-   est aussi un bon marqueur chronologique.
Phase B


phase

Durant les Ve et IVe siècle avant notre ère, l'habitat s'étend par l'adjonction de plusieurs enclos et triple son emprise. Le premier adossé au talus de l'enclos initial est construit vers le nord et s'ouvre dans cette direction. De la même façon, un second enclos, réutilisé par la suite, est implanté vers le sud. Les limites sont plus imposantes, les fossés atteignent 2 mètres de profondeur, l'entrée devient monumentale.

D'autres souterrains sont creusés, plus classiques, ils comportent des salles souterraines souvent détruites par les évolutions postérieures.  -1- 

La céramique évolue, les formes et les décors sont plus complexes. Le   couvercle  -2-   découvert dans une fosse en est l'illustration frappante.

Les   décors estampés   appliqués sur la céramique graphitée sont nombreux.

Le   corpus de motifs   est un des plus importants de la région.

Il est certain, qu'à la fin du IV e siècle, le site atteint un statut qui l'éloigne de la ferme initiale et qui annonce les bouleversements postérieurs. La voie d'accès menant à l'entrée de l'habitat est connue sur plusieurs dizaines de mètres, avant qu'elle ne franchisse le bas marais au nord.  -3-   , en vert clair sur le plan.

Phase C


phase

La phase C marque l'histoire de l'habitat par une rupture dans son organisation. Les enclos circulaires disparaissent au profit de trois enclos quadrangulaires limités par de puissants    fossés -1-    associés à des remparts. L'ensemble du site fortifié est réalisé durant les III e et II e siècles avant notre ère. Un vaste enclos englobe une surface d'environ deux hectares. On peut penser que l'espace fortifié protège un habitat privilégié ainsi que des activités bien déterminées, directement liées au maîtres des lieux. L'entrée de l'enclos central est protégée par un    portique fortifié -2-   

Cet enclos, de forme pratiquement carré protège deux    constructions -3-    dans un espace de 2300m2 séparé par une palissade interne. Vers l'est, l'enclos rectangulaire plus densément occupé à une vocation artisanale que l'on retrouve aussi en bordure est de l'enclos nord où cinq bâtiments sont alignés contre le rempart interne..

Les    objets en fer -4-    découverts dans les fossés, les     creusets -5-    de bronzier ainsi que les fours démontrent une activité métallurgique importante.

La céramique   -6a-     -6b-     -6c-    offre des caractéristiques différentes de la période précédente; les décors estampés font place à des motifs rayonnants.

Il est probable qu'à cette période s'est développée une zone densément occupée à proximité immédiate du site fortifié, sans doute en contrebas vers l'est.

Phase D


phase

Durant la seconde moitié du Ier siècle av. J. C. les fossés de l'habitat fortifié sont comblés ; une nouvelle organisation se met en place. On retrouve sur l'ensemble de la zone de fouilles un semis très lâche de fragments de céramiques dont les plus récents sont datés de la première moitié du premier siècle après notre ère.

Un nouvel habitat se structure vers le nord- nord est du plateau. Les limites sont plus modestes et s'appuient sur les vestiges de l'ancien habitat. L'organisation globale reste mal connue, cependant deux stades d'occupations peuvent être définis.

A la fin du I e siècle av. J.C., un espace quadrangulaire de 4500m2  (détail)    renferme au moins une construction de 60m2 (1 sur le plan), dont la  reconstitution    présentée est hypothétique. Construite sur  sablières basses    la construction possède deux pièces séparées par une cloison. Un  four    est installé dans celle située vers le sud.

Au siècle suivant et jusqu'aux environs de 40 - 60 après J.C., un nouvel habitat s'installe dans le même espace. D'autres constructions aux plans mal définis pour l'instant (fouilles en cours), un four domestique et un système de petites tranchées rectilignes sont réalisés, associés probablement à la mise en place d'un parcellaire.

La  céramique    issue de ces petits fossés est très fragmentée.